• laurence villeneuve

La Responsabilité - Partie 3 - Responsable mais pas coupable

Dernière mise à jour : 6 nov. 2021


Il est difficile de se sentir responsable car nous voulons avoir raison, être dans le camp des « gentils ». Et d’ailleurs nous nous sentons souvent responsable de ce que l’on qualifie de bien dans notre vie. Si nous avons réussi dans la vie professionnelle, par exemple, nous allons dire volontiers que c’est grâce à un travail acharné de notre part, ou de notre intelligence ou nos capacité à bien réaliser ceci ou cela.


Pour de ce qui est moins bien, nous cherchons la responsabilité à l’extérieur. L’état par exemple et à chaque problème de la vie sociétale, nous pouvons réclamer de légiférer pour nous prémunir de tout. Finalement, nous arrivons à une société quasi assistée avec, à la clé, une perte de libertés dont nous nous plaignons ensuite. D'ailleurs, si nous sommes honnête envers nous-mêmes, cela nous est arrivé de transgresser des valeurs et de nous trouver de bonnes raisons de l'avoir fait.


Ce sont nos ennemis qui nous façonnent d’une certaine manière. Nous sommes quelqu’un à chaque fois que nous subissons quelque chose et, inconsciemment, nous désirons toujours qu’il nous arrive quelque chose faute de quoi nous ne serions plus personne.


La plupart refuse donc la responsabilité. Alors pour commencer quelque part ce travail, demandons-nous quels sont les bénéfices secondaires à ce qui nous arrive (nous développerons cela plus tard). Il y a plein d’enjeux sous jacents.


Nous avons beaucoup de niveau de choix dans la vie, comme :

· Répondre à une demande ou pas

· Parler avant de penser ou l’inverse

· Se demander comment nous allons nous habiller, comment nous mangeons, où nous vivons, etc.

· Choisir de ne pas avoir le choix.

· Choisir de comprendre les choses de telle ou telle manière



Les choix peuvent être conscients, inconscients ou venir du subconscient.


9 personnes sur 10 se pensent non responsables de leurs choix. Comme nous disions précédemment, nous voulons tous être dans le camp du « bien ». Et le seul moyen d’y arriver c’est d’être victime du « mal ». Lorsque nous comprenons cela, être une « bonne » personne nécessite des bourreaux, de la souffrance dont nous ne sommes pas responsables.


Accepter cette responsabilité nous fait perdre l’idée d’avoir raison et alors nous perdons toutes nos batailles. Et perdre cette idée d’avoir raison est très difficile lorsque nous nous battons depuis des années contre ceci ou cela ou telle ou telle personne, parent, patron, etc.


Être responsable de sa vie nécessite de perdre les guerres en route. C’est problématique puisque nous pouvons arriver à penser ou à réagir inconsciemment que nous ne sommes plus rien puisque nous avons misé toute notre vie là-dessus.


Nous avons pu remarquer que les personnes qui acceptent la responsabilité de leur vie le plus souvent, sont ceux qui sont près de mourir ou qui ont perdu un enfant, qui ont une maladie incurable, ceux qui ont fait des NDE (Near Death Expérience ; expérience de mort imminente), ou les véritables victimes qui ont traversé l’enfer.


Pour accepter une de nos personnalités, nous devons traverser ce qui est appelé « la petite mort » qui peut se passer de manière douce et agréable sans attendre de perdre un enfant ou de se faire torturer, etc.


Cela nécessite de lâcher une main que nous croyons gagnante et nous rapporte des likes (se positionner en victime et ainsi obtenir l’attention et l’affection des autres), ou une position sociale, ce qui n’est pas si évident.


L’envie de se connaître, l’intelligence aussi peuvent l’emporter en voulant voir en l’autre ce qui nous dérange. J’en parle plus en profondeur dans l’article sur les miroirs psychologiques. J’y évoque les zones d’ombre blanches (l’autre fait quelque chose que je jalouse car je ne me le permets pas) ou les zones d’ombre noires (l’autre fait quelque chose qu’il m’arrive de faire mais pour lequel je suis dans le déni).


Être responsable de sa vie ne veut pas dire que nous acceptons de nous faire marcher dessus. Et nous pouvons aussi accepter que nous ayons été la victime d’un autre. D’ailleurs, ceux qui ont vécu de grands drames et qui font des conférences inspirantes, nous expliquent les bénéfices qu’ils en ont tiré par la suite. Il est donc souhaitable de sortir de cette boucle pour pouvoir faire ce cheminement intérieur.


Dans la 4ème partie nous évoquerons les doubles désirs qui vont nous permettre de mieux comprendre comment deux désirs peuvent s’opposer et nous amener à la vie que nous avons et en être donc responsable.


Je vous coeurise.


Inspiré de Franck Lopvet Philosophe et clairvoyant


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