• laurence villeneuve

Les miroirs psychologiques : pourquoi nous nous énervons ou réagissons après les autres

Dernière mise à jour : 29 juil. 2021

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Il arrive que dans nos interactions sociales, familiales, de travail et autres, nous soyons énervés, en colère à cause du comportement d’autres personnes. S’il y a une chose à comprendre de base, c’est que les autres ne parlent que d’une seule chose, c’est de nous-même ! C’est parfois difficile à comprendre et même à accepter.



Alors comment se joue ce processus ?


Ce qui nous dérange ou nous donne envie chez l’autre est en miroir chez nous. C’est-à-dire que nous avons ce point dérangeant chez nous. Cela vient toucher nos zones d’ombre qui sont au nombre de deux :



Les zones d’ombre blanche : ce que nous aimerions avoir et jalousons ou n’osons pas avoir car « cela ne se fait pas ». Exemple : nous sommes dans un groupe de travail et il y a une personne qui coupe tout le temps la parole et retient l’attention des autres, c’est pour nous très agaçant et nous pouvons trouver même cela très impoli. Mais en fait, si nous arrivons à être honnête avec nous même, nous aimerions bien nous aussi savoir nous imposer verbalement, comme l’autre personne le fait.



Les zones d’ombre noire : ce que nous avons en caractéristique chez nous mais pour lequel nous sommes en déni. Exemple : nous ne supportons pas les gens laxistes. Il est fort probable que nous ayons des tendances laxistes non avouées ou refoulées (d’où le principe du déni). On pourrait dire que des fois en toute honnêteté nous sommes laxiste mais nous nous trouvons des raisons valables de l’être et que, alors, cela ne compte pas. Ou bien nous nous empêchons de l’être par une suractivité qui nous pèse.

Voici deux autres exemples qui vous permettrons de mieux intégrer le principe :



Imaginez que votre voisin ne vous dise jamais « bonjour » lorsque vous, vous le lui dites. Il ne vous renvoie jamais le ballon de votre enfant lorsqu’il est malencontreusement passé chez lui. Il ne taille pas ses haies, fait du bruit régulièrement et ne vient jamais aux réunions de copropriété ou de la fête des voisins. Il vous agace au plus haut point. Alors quel pourrait être le miroir chez vous ? Qu’est-ce que cela réveille en vous ? Posez-vous la question suivante : Et s’il y avait quelque chose que ce voisin se permet ou fait et que je ne me permets pas ? Essayez de chercher avant de lire plus loin… Et bien peut-être que ce voisin se sent libre d’agir comme il veut sans se soucier des autres et que vous, vous ne vous le permettez pas… En effet, vous trouvez cela inconvenant, vous avez envie aussi d’être socialisé avec vos autres voisins, vous aimez que vos voisins soient cordiaux et collaboratifs avec vous. Ils vous dépannent des fois et vous pouvez compter sur eux pour vous rendre la pareille. Rien de plus normal. Mais à bien y réfléchir, cela vous pèse de manière significative. Vous aimeriez bien inconsciemment vous affranchir de tout cela. Si cela n’était pas en miroir chez vous, vous ne prendriez aucun ombrage à son comportement. Cela vous serait juste égal qu’il agisse de la sorte. Voyez-vous la subtilité ?



Maintenant pensez à un collègue qui s’attribue votre travail auprès de votre patron. Purement agaçant et même injuste, n’est-ce pas ? Posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce que ce collègue cherche à obtenir en faisant cela et que j’aimerai avoir ? » Peut-être la considération de notre patron, ce qui est humain. Le patron étant l’image paternelle par excellence. Celle du père à qui l’on veut plaire pour avoir son amour. Là, le jeu de miroir est plus compliqué à voir mais il est pourtant là. On est ici dans la zone d’ombre blanche. Si la zone d’ombre était noire, cela voudrait alors dire que vous avez parfois ce même genre de comportement que ce collègue.

Ne cherchez pas forcément tous les « pourquoi du comment », mais certains exemples précis de votre vie peuvent vous aider à mieux vous connaître. Enfin une meilleure connaissance de soi amène à augmenter son image de soi. Et augmenter son image de soi contribue à augmenter son estime de soi. Point crucial de sa propre acceptation et plein épanouissement. Il est important de voir cela avec beaucoup de bienveillance sur soi-même. Hors de question de s’auto flageller. Voyez cela avec beaucoup d’humour et d’amour pour vous-même.


Aussi cela permettra de mieux dégoupiller une situation conflictuelle délicate.


Rappelez-vous que la critique du comportement des autres ne sert à rien puisqu’elle vous touche directement. Juger les autres revient donc à se juger soi-même.



Je vous propose donc un exercice. Celui-ci va vous permettre d’être plus en conscience de qui vous êtes et de moins en moins critiquer les autres plutôt que d’agir sur vous-même : mettez un élastique à votre poignet ou bien un bracelet ou un chouchou. A chaque fois que vous critiquez une personne ou quelque chose, changez-le de poignet. Le fait de faire ce geste va vous aider à prendre conscience du nombre de critiques que vous pouvez faire. Plus vous le gardez à votre poignet et mieux c’est. En effet, les critiques ne servent à rien, c’est une perte de temps. Si vous avez un problème avec une personne, le mieux est de lui en parler. Tellement de problématiques peuvent ainsi être résolues.


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